Nina, directrice adjointe à la formation au sein de l'Unité Locale de Martigues | Croix-Rouge française sur la métropole Aix-Marseille Provence

Portrait de bénévoles

Nina, directrice adjointe à la formation au sein de l’Unité Locale de Martigues

 

Nina, 29 ans, infirmière, nous raconte son évolution, au sein de l’Unité Locale de Martigues de la Croix-Rouge française, depuis son arrivée début mars 2013 “La Croix-Rouge est devenue une vraie passion, pour laquelle je m’investis à 100%” et revient également sur sa participation à la formation PICF mis en place un peu plus tôt dans l’année par la Direction Territoriale de la Formation d’Aix-Marseille Provence.

 


 

Peux-tu revenir sur ton parcours au sein de la Croix-Rouge française ?

 

Je suis venue un vendredi soir, ou avait lieu une réunion d’information sur le secourisme, pour découvrir l’association et je ne suis jamais partie. Je suis passée de stagiaire à secouriste, à équipier secouriste et bientôt je l’espère chef d’intervention. J’ai aussi évolué dans mon investissement au sein de mon unité locale, en m’engageant dans un premier temps en tant que secouriste puis en devenant membre de la direction des secouristes et depuis un an, membre du Bureau en tant que trésorière adjointe. La Croix-Rouge est devenue une vraie passion, pour laquelle je m’investis à 100%.
 

Pourquoi t’es tu engagée ?

 

Étudiante infirmière à Martigues, je ne connaissais personne et j’avais envie de faire une activité qui me permettrait de rencontrer du monde et en même temps que cela faisait sens avec mon futur métier. C’est ce qui m’a fait pousser les portes de la Croix-Rouge. La Croix-Rouge française a des principes et des valeurs auxquelles j’adhère entièrement.
 

Comment vois tu ton engagement ? Qu’est ce qu’il t’apporte ?

 

La Croix-Rouge française m’a permis d’évoluer personnellement mais aussi professionnellement, ça m’a permis d’avoir d’avantage confiance en moi. J’apprends chaque jour sur différents domaines, je fais des rencontres enrichissantes. Les membres de mon unité locale sont devenus mes amis et je dirais même ma famille de cœur. Ils m’ont soutenu dans les bons moments comme les mauvais. C’est mon refuge. J’aime être là pour les autres, me rendre utile, être à l’écoute des besoins des bénévoles de mon Unité Locale.
 

Tu as participé à la formation PICF (Pédagogie Initiale et Commune de Formateurs), qu’est ce que tu retiens de ces 5 jours, qu’est ce que cela t’a apporté ?

 

Initiatrice aux gestes de premier secours, j’avais envie d’évoluer. Je prends beaucoup de plaisir à former, je me sens dans mon élément. Alors il était normal pour moi de faire la PICF. Cette formation est très enrichissante, on nous donne les clefs pour être formateurs, technique pédagogique, posture, etc..

La formation est dense, mais il y avait une excellente ambiance, j’ai fait de nouvelles rencontres. La formation est importante car elle nous donne les bases pour aborder par la suite les différentes PAE (Pédagogie Appliquée à l’Emploi). Moi avec mon PICF en poche j’espère devenir formatrice PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) et j’envisage également de faire la formation FTCAU (Formateur au Tronc Commun des Acteurs de l’Urgence), puis fin février je vais faire la formation FIPSEN (Formateur d’Initiations aux Premiers Secours Enfants et Nourrissons).
 

Racontes nous une anecdote, expérience qui t’a particulièrement marquée ?

 

En juillet 2016, il y a eu des feux sur la côte bleue. J’ai fait partie avec mon président, Letourmy Christophe, de l’équipe d’ELEC et on a mis en place quatre centres d’hébergement d’urgence, ce qui représente environ 700 personnes impliquées. C’était une super expérience, gestion, organisation et de l’adrénaline. On a aidé beaucoup de personnes, et je me suis dit que je faisais ce pourquoi je m’étais engagée. Ce soir-là je devais aller passer le week-end chez ma mère dans le Gard. Quand je lui ai dit que je ne pourrais pas venir en lui expliquant pourquoi, elle m’a dit qu’elle était fière de moi et que je devais être là où on avait besoin de moi. Ma mère nous a quitté quelques jours après, mais ses mots continuent de raisonner en moi.